La Commission de la Cemac, à travers le secrétariat permanent
du Programme des réformes économiques et financières de la Cemac (Pref-Cemac),
vient de livrer son analyse des impacts économiques et financiers de la crise
du Coronavirus dans les six pays de la Cemac (Cameroun, Congo, Gabon, Tchad,
RCA et Guinée équatoriale).
Grâce à des données macro-économiques au 22 mars 2020, le
secrétariat permanent du Pref-Cemac esquisse deux scénarios : « l’un qui
suppose que la crise serait transitoire et rapidement maîtrisée, se traduisant
notamment par un cours du baril de pétrole de 39,1 dollars (scénario
transitoire), l’autre prévoyant une propagation rapide et à grande ampleur de
la crise avec, entre autres, pour effet de faire baisser le cours moyen du
baril de pétrole à 20 dollars en 2020 (scénario pessimiste) ».
Selon les analystes de la Commission de la Cemac, en cas de
crise transitoire du Coronavirus dans cet espace communautaire, la croissance
économique au Cameroun chutera modérément, de 0,2% en 2020 (contre -0,1% au
Congo, 0,5% au Gabon, -1,3% en Guinée équatoriale, -0,4% au Tchad et 0% en
RCA). Mais, au cas où le scénario pessimiste viendrait à se réaliser, la
locomotive économique de la zone Cemac verra sa croissance chuter de 3% à fin
2020. Contre 7,9% en RCA, -7,3% au Congo, -4,8% au Gabon, 8,9% en Guinée
équatoriale et -4,9% au Tchad. «C’est donc le lieu de relever que si les pays
de la Cemac ne luttent pas efficacement contre la pandémie du Covid-19, pour en
limiter les conséquences économiques et financières, la situation
macro-économique deviendrait insoutenable?», conclut la Commission. Afin
d’éviter ce scénario catastrophe, la Commission de la Cemac fait des
propositions concrètes aux États membres.

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