C’est
plus de 40 morts en moins d’une semaine, alors que le gouvernement a allégé les
mesures visant à contenir la propagation.
Les nouveaux chiffres de la contamination au coronavirus
au Cameroun font état d’une importante hausse du nombre de morts : 108 morts
dénombrés au 4 mai 2020.
C’est plus de 40 morts en moins d’une semaine. Le taux de
létalité de la maladie au Cameroun passe ainsi d’1% à 4% en quelques jours.
Le nombre de personnes contaminées est lui sans cesse
croissant : près de 2300 cas enregistrés à ce jour.
Un accompagnateur d’un patient malade du Covid-19 brise
le silence : « Au moins 10 personnes meurent du Covid-19 chaque jour
dans cet hôpital selon ce témoin » dit il.
« Ça ne va pas au Cameroun. Protégez-vous. Voici les
proches d'une maman Haoussa qui vient de mourir. C'est grave. On vous parle de
53 morts. On est à plus de 1000 morts au Cameroun avec ce que je vois depuis
une semaine », déclare le lanceur d’alerte dans la vidéo. Ce dernier assiste
depuis une semaine son frère malade du Covid-19 et hospitalisé à Laquintinie.
Le ministre de la santé Manaouda Malachie a dans une note
en date du 16 avril 2020 rappelait aux responsables des centres de santé du
Cameroun que le diagnostic, le traitement et la prise en charge des patients du
Covid-19 sont gratuits. Le ministre avait dans la même note invité les
différents hôpitaux à envoyer la liste de leurs besoins dans un bref délai.
Deux semaines après, rien n’a changé. Le traitement du
Covid-19 est encore facturé aux patients. Pire le ministre de la santé,
contrairement à ce que disait sa note, n’a jamais fourni en médicament
l'Hôpital gynéco-obstétrique de Douala.
Le pot de rose a été découvert suite au décès d’un
patient dont la famille a déboursé plus de 60 000 pour son traitement.
Interpellé, le directeur de l’Hôpital gynéco-obstétrique de Douala accuse sa
hiérarchie.
« Est ce qu'il est possible que l'hôpital vous donne une
ordonnance et vous donne aussi l'argent pour acheter lesdits médicaments dans
une officine? Nous n'avons pas reçu de dotation de médicaments jusqu'à ce jour
à l'Hôpital gynéco-obstétrique de Douala », a déclaré le Prof Emile Mboudou au
micro de Canal2 International.

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